Le temps de reconstruire / Népal

En avril et mai 2015, le Népal est frappé par un séisme de magnitude 7,9. Près de 9000 personnes perdent la vie et de très nombreux villages sont totalement détruits, à l'instar de celui de Laprak situé à 2100m d’altitude dans la vallée de Ghorka et tout près de l'épicentre.

Six mois après la catastrophe, les habitants de Laprak continuent de travailler sans relâche à la reconstruction de leur village qui a été détruit à 90%. Afin d’éviter de nouveaux glissements de terrain, un campement « temporaire » a été installé avec l’aide logistique d’ONG (tentes, tôles, bâches…) à « Laprak haut », à 600m au dessus du village. Environ 400 familles Gurung y vivent dans des conditions difficiles avec seulement deux sources d’eau disponibles et des températures très basses à 2700m d’altitude. Rapidement construit, un chemin de pierre permet aux habitants de relier « Laprak bas » à « Laprak haut » pour travailler à la reconstruction ou dans les cultures en terrasses. Certains habitants attendent toutefois les deux prochaines moussons pour réparer leurs maisons et s’assurer ainsi de la stabilité des sols.

Malgré la répartition des aides humanitaires, l’immense travail de recensement des besoins, et l’énergie des habitants à rebâtir, on estime que 350.000 personnes auront traversé l’hiver 2015/2016 dans des conditions de très grande précarité.


Reportage publié dans la revue Vies de Quetzal (2015)
 Trois semaines après le séisme un campement temporaire a été installé à 600m au dessus du village de Laprak afin d’éviter les risques de glissement de terrain. Aujourd’hui environ 400 familles vivent au campement de “Laprak haut”.
 Avec l'aide d'ONG internationales, un immense travail de recensement des besoins continue d'être fait sur l'ensemble du district de Gorkha.
 Grâce à ce papier signé de l'empreinte de son pouce, cette vieille dame bénéficiera des dons de vêtements organisés par l'ONG Care, une des nombreuses associations humanitaires présentes à Laprak.
 Selon le nombre de personnes qui viendra aider chaque jour aux travaux, il faudra environ 6 jours pour terminer cette maison à Barpak. Son propriétaire, qui a vécu et travaillé en Malaysie utilise le béton à l’intérieur et à l’extérieur des murs pour plus de sécurité, et ce malgré la forte hausse du prix du sac de ciment qui a suivi le séisme. Sa maison lui coutera 600 000 roupies soit environ 6000 euros.
 Malgré les risques de glissement de terrain, de nombreux habitants de Laprak ont préféré redescendre dans leur village plutôt que de rester au campement de ‟Laprak haut‟ où les conditions de vie à 2700m d'altitude sont nettement plus difficiles.
 Seulement deux sources d’eau sont disponible pour les quelques 900 personnes qui vivent au campement temporaire de « Laprak haut » . Certaines familles ont même décidé de ne plus envoyer leurs enfants à l'école à cause du froid dans la classe.
 Rapidement construit, le petit chemin de pierres qui traverse le campement temporaire permet aux habitants de rejoindre le village de Laprak pour travailler sur la reconstruction de leurs maisons ou dans les cultures en terrasses. Des mules chargées de sacs de riz, de ciment ou de biens de première nécéssité ravitaillent régulièrement les villages isolés du district.
 La reconstruction des maisons, des écoles et des lodges s'intensifie. La répartition des aides humanitaires avance, les villageois préparent les prochaines cultures et la vie quotidienne reprend doucement dans la région du Manaslu. Et surtout, les sentiers sont accessibles.